15.04.2012
Pépite littéraire
Franchement, moi je dis "on vous gâte". Et vraiment je n'exagère pas. En plus de vous permettre de lire la littérature contemporaine, et de découvrir des auteurs d'aujourd'hui, avec la collection e-LIRE, de vous accompagner dans les allées de notre SALON du LIRE ouvert sept jours sur sept et 24h sur 24, nous vous proposons une vraie pépite littéraire avec cette nouvelle traduction de "Portrait de l'artiste en jeune homme" de James Joyce
Traduction que nous devons à Jean-Yves Cotté, qui a bien voulu répondre à quelques questions pour nous présenter son travail :
Jean-Yves Cotté, vous êtes traducteur anglais/français, et vous venez de réaliser une toute nouvelle traduction de « Portrait de l’artiste en jeune homme », de James Joyce, pour les éditions Numeriklivres. James Joyce est un auteur difficile, d’une lecture plutôt experte par ses qualités littéraires et les niveaux de langue qu’il utilise. Comment avez-vous appréhendé cette œuvre ? Aviez-vous juste la version anglaise, ou bien avez-vous confronté votre traduction à la précédente, celle de Ludmila Savitzky qui date de 1924 (révisée en 1982 par Jacques Aubert) ?
Joyce est effectivement un auteur réputé difficile, mais il n'est pas non plus illisible ni abscons. Le choix de traduire « portrait de l'artiste en jeune homme » n'est pas dû au hasard. D'une part cette œuvre me semble plus accessible qu'Ulysse ou Finnegans Wake, d'autre part je la connais bien pour l'avoir lue trois fois avant d'entreprendre cette traduction. Cela peut surprendre, mais je relis souvent les ouvrages que je préfère, c'est une vieille habitude qui me permet de mieux appréhender l'œuvre en tant que lecteur et de renouveler le plaisir de m'y replonger. J'avais donc déjà lu trois fois « portrait », tout comme j'ai déjà lu une bonne demi-douzaine de fois « Wuthering Heights » d'Emily Brontë ou « Pride and Prejudice » de Jane Austen. J'ai travaillé à partir de la seule version anglaise, je n'ai d'ailleurs jamais lu le livre en français. Je connais la traduction de Ludmila Savitzky révisée par Jacques Aubert, je l'ai même feuilletée avant de commencer, pour m'en faire une idée. Toutefois, comme j'avais décidé de ne pas m'y référer et que je n'avais pas envie de prendre le temps de la lire, je l'ai laissée de côté et ne m'en suis plus préoccupé. Je sais aussi que Joyce est publié dans La Pléiade, mais je n'ai pas cherché à en savoir plus. Je voulais aborder l'œuvre à ma façon, c'était donc le plus sûr moyen d'y parvenir. Ma traduction achevée, je n'ai pas souhaité la confronter à la précédente car je n'en voyais pas la nécessité. J'étais plutôt content de mon travail et j'avais aussi besoin de quitter le personnage de Stephen qui m'avait un peu vampirisé !
Pour lire la suite de cette passionnante interview, rendez-vous sur le site de Numeriklivres : Paroles de traducteur
Après ça, il ne vous reste plus qu'à vous plonger dans la lecture de James Joyce, pour votre plus grand plaisir !
12:31 Écrit par littératextes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19.02.2012
Ma librairie perso :)
11:36 Écrit par littératextes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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16.02.2012
LA PILE DU PONT
La vie est pleine de surprises.
Je ne sais pas vous, mais moi, j’aime ça.
Et justement, la vie m’en a fait une bien belle, de surprise.
Après quelques échanges très amicaux, l’air de rien, sur facebook, j’ai reçu le manuscrit d’Audrey Betsch, La pile du pont.
Pourquoi est-ce que je reçois des manuscrits, me demanderez-vous peut-être ?
Parce que je collabore avec Jean-François Gayrard, fondateur des Éditions Numeriklivres, éditeur 100 % numérique (entendez qui publie uniquement au format numérique). Et que je dirige la collection e-LIRE.
Bien.
Donc, je reçois ce manuscrit, alors que je travaille sur plusieurs autres projets. Pas trop de temps, mais j’y jette un œil, comme ça, manière de me faire une idée.
Et là, impossible d’en décrocher.
J’ai lu le roman d’Audrey Betsch d’une traite. J’étais prisonnière. De son style. De ses mots. De la musicalité de ses phrases, courtes, tranchantes, belles, si belles. De l’histoire aussi, celle d’une femme qui se débat dans la vie de tous les jours, qui se trouve nulle, mais qui est une héroïne. Comme vous et moi.
J’avais des frissons parfois, des larmes au bord des paupières d’autres fois. Transportée. Carrément.
Et franchement, c’est rare. Rare de lire de tels auteurs, qui portent en eux une voix qui vous pénètre et vous remue bien longtemps après la lecture. Qui maîtrisent la littérature en ce qu’elle a de plus essentiel : transmettre des émotions, les magnifier, en faire cette étincelle qui s’en ira briller avec les étoiles.
Qui vous transforment, en quelque sorte.
Il y a l’avant La pile du pont, et il y a l’après. Vous verrez.
Et quant à moi, en plus de tout cela, j’ai l’immense fierté d’avoir travaillé avec Audrey Betsch à la publication de son roman. Pour vous permettre, à votre tour, d’avoir cette chance de la lire. De vivre ce bonheur littéraire.
Signalons aussi la participation de Stéphane Merveille pour la magnifique photo de couverture.
18:18 Écrit par littératextes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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